JB Mpiana

Artiste musicien

Personnalité

L'ICONE SURDOUEE DE LA RUMBA CONGOLAISE

Jean-Bedel Mpiana wa Tshituka, plus connu sous le nom de JB Mpiana, est une figure emblématique de la musique congolaise. Né le 2 juin 1967 à Kananga (Kasaï central), il s’impose dès les années 1990 comme l’un des piliers de la rumba, du ndombolo et du soukous.

Une vocation précoce

Arrivé à Kinshasa deux jours après sa naissance, JB Mpiana grandit dans la capitale congolaise, où il développe très tôt une passion pour le chant. Dès l’âge de 10 ans, il commence à chanter, d’abord à l’église puis dans des groupes scolaires, notamment avec Blaise Bula, futur compagnon de scène.

Wenge Musica, l’aventure fondatrice

En 1984, JB intègre par hasard le groupe Wenge Musica, alors encore amateur. Aux côtés de Werrason, Didier Masela, Alain Makaba ou encore Adolphe Dominguez, il participe activement à son ascension. Selon Pole Polesha, un des fonadetusr du groupe musical, c’est grâce à l’arrivée de JB Mpiana que Wenge Musica devient professionnel. Voix témoin de l’orchestre, il en est le pilier principal. JB Mpiana est au Wenge Musica ce que Papa Wemba a été pour Zaïko Langa Langa : sans Papa Wemba, Zaïko ne serit jamais né, et sans JB Mpiana, Wenge Musica serait resté un orchestre des adols de quartier avant de disparaître, et ne serait jamais devenu un orchstre professionnel. Selon le témoignage de Blaise Bula, un des piliers du groupe, c’est JB Mpiana qui a commencé à exceller au point de s’imposer comme le leader de l’orchestre sur le plan artistique et grâche à son charisme. Dans le premier album de Wenge Musica, Bouger Bouger, JB Mpiana place à lui seul trois chansons sur les six que compte l’opus : Mulolo, La fille du roi, et Kolo budget. Mulolo s’impose comme la chanson de référence qui symbolise l’ascension du nouvel orchestre.

Entre 1988 et 1997, JB Mpiana s’impose comme l’une des voix majeures du groupe, signant plusieurs succès. La rivalité naissante entre ses membres, et notamment avec Werrason, aboutit à la scission du groupe en 1997.

Feux de l’amour et l’émergence du Ndombolo

En mai 1997, JB Mpiana lance sa carrière solo avec l’album Feux de l’amour, qui connaît un succès fulgurant. Le titre Ndombolo devient un phénomène continental, donnant son nom à un nouveau style de musique dansante. L’album, salué par la critique, est certifié disque d’or avec plus de 150 000 exemplaires vendus.

La même année, il fonde Wenge BCBG, réunissant la majorité des anciens membres du groupe originel. La rivalité avec Wenge Musica Maison Mère de Werrason devient l’un des grands feuilletons de la musique congolaise.

Une carrière jalonnée de triomphes

JB Mpiana enchaîne les succès avec les albums Titanic (1998), T.H. – Toujours Humble (2000) ou encore Anti-Terro (2004). Il devient le premier artiste de sa génération à se produire à l’Olympia de Paris, au Zénith et à Bercy, où il reçoit son disque d’or.

Il multiplie les concerts à travers le monde – Europe, Canada, Afrique de l’Ouest – et continue d’enregistrer avec son groupe, malgré des tensions internes et des départs.

Une légende vivante

Reconnu pour sa voix suave, ses performances scéniques et ses qualités de compositeur, JB Mpiana a reçu à six reprises le prix de meilleur chanteur de la République démocratique du Congo, égalant puis dépassant son idole Papa Wemba.

En décembre 1999, JB Mpiana est le premier musicien à remplir le Stade des Martyrs. En 1994, Kester Emeneya s’était produit dans cet antre sportif, mais sans le remplir. JB Mpiana récidevera en 2001 lors d’un concert dit ‘‘Bling bling’’ resté dans la légende comme le premier ayant connu le remplissage du stade des Martyrs aussi bien dans les gradins que dans l’air de jeu.

JB Mpiana s’est produit dans plusieurs grandes salles prestigieuses à travers le monde, notamment le Zenith de Paris, l’Olympia de Paris et le Palais omnisport de Paris Bercy. Selon tous le public congolais qui a voté sur Canal TV en 2001, autant que pour tous les spécialistes de la musique congolaise, le concert de JB Mpiana au Zénith de Paris demeure à ce jour le meilleur spectacle organisés dans les grandes salles d’Occident par les musiciens congolais de tous les temps. Ce spectacle est unanimement salué pour la qualité du spectacle (non stop, pas d’interlude faites de blagues avec le public, pas d’improvisation), la splendeur du son, la beauté des chorégraphies, l’harmonie des voix des chanteurs, la magnificence des instruments, et – carrément – le sérieux mis dans le rendement de cette production.

Récompenses et nominations

Au cours de sa carrière, il aura reçu plus de 25 palmes d'or au Congo en tant que :

-        Meilleur Chanteur (6 Palmes D'or) : 1991, 1997, 2000, 2001, 2004, 2008

-        Meilleure Chanson : 5 palmes D'or : Feux de L'amour (1997) Jeannette (2001). Palme d'argent : Zadio (2008). Palme de Bronze : Ezau (2004)

-        Meilleur album (Palmes d'or) : Feux de L'amour (1997), Palme d'argent avec Anti-Terro (2004). Palme de Bronze en 2001 avec Internet

-        Meilleur auteur compositeur  (3 palmes d'or) : Feux de L'amour (1997), Internet (2001). Palme d'argent avec Anti-terro (2004)

-        Meilleure composition (3 palmes d'or) : Feux de L'amour (1997), , Sans te toucher (2001)

-        Meilleur Artiste (4 palmes d'or) : 1997, 2001,2010 (ndule award)

-        Meilleur groupe musical ou Orchestre : Wenge BCBG palme d'or en 2004, 2008, 2010 (okapi award), palme d'argent en 2000, 2001 ; Palme de bronze en 2002

-        Meilleur spectacle au pays: 2001 au stade des Martyrs, 2003 a la Fikin

-        Prix spécial du jury 2003

                                                                                                                                                                                                              Malia MASANKA